La toute première fois n’est jamais la meilleure…

Un premier achat immobilier n’est guère évident à réaliser pour les jeunes couples. Sans surprise, ceux-ci se dirigent davantage vers un appartement ou une maison unifamiliale. Ils achètent plus jeunes qu’avant, mais ne restent pas toute leur vie dans leur première habitation. A côté du Net, des agences, des petites annonces, le « bouche à oreille » reste un moyen efficace pour trouver. Conseils.

Géraldine et François emménagent bientôt dans leur nouveau « chez eux » Mais ils n’envisagent pas de finir leur vie dans leur nouvel appartement © michel tonneau

Acheter son premier appartement ou sa première maison… Pour un jeune couple, cela peut représenter beaucoup d’investissements, sur le plan financier bien sûr, mais aussi en termes d’énergie et de temps dépensés. Pas toujours facile, en effet, quand on est jeune de trouver son premier « chez soi »…

quelques conseils

Avant de vous lancer dans un achat qui vous engagera à (très) long terme, il existe quelques petites choses à faire ou à vérifier pour assurer vos arrières, et démarrer vos démarches du bon pied.

Budget. Il devra être rigoureux et vous permettra de connaître les moyens exacts que vous pourrez investir.

Choix. Dites-vous bien qu’on n’achète pas la maison de ses rêves à 25 ans ! En effet, les goûts changent et la vie ne manque pas d’imprévus : séparation, enfants supplémentaires, etc. Aujourd’hui, il est très rare qu’un jeune couple achète directement la maison dans laquelle ils finiront leur jour. Cette première maison est souvent revendue au bout de 5 à 7 ans. Ainsi, il est conseillé aux jeunes couples de se lancer tout d’abord dans l’achat d’un appartement. Ce qui représente déjà un investissement, et sans nul doute, le couple fera même un certain bénéfice à la revente grâce à la plus-value.

Terrain. Pour les jeunes couples qui ne disposeraient pas d’assez de moyens, il reste une solution logique et abordable pour mettre un premier pied dans le monde de l’immobilier : l’achat d’un terrain. Il s’agit d’un investissement, que celui-ci soit destiné à la revente ou à une construction future. Le prix du terrain n’étant pas excessif (mais cela dépend des régions…), cela permet d’investir dans l’immobilier tout en étant encore capable d’assumer un loyer sur le côté.

Etat du bien. Il est également conseillé de bien inspecter, ou faire inspecter, le bien avant de signer quoi que ce soit. En effet, aujourd’hui, nous vivons une période charnière. Aucune réglementation n’existe encore au sujet de l’état du bien à sa vente. Rien n’oblige donc le vendeur à s’assurer du bon état de son bien. Or, et paradoxalement, l’acheteur, exige de plus en plus de garanties. « Depuis 2008, on voit énormément d’acheteurs en conflit avec un vendeur à cause de problèmes dus à l’état du bien, par exemple, une chaudière qui tombe en panne juste après la vente », explique ainsi le notaire Grégoire.

Travaux. Prévoyez d’éventuels travaux dans votre budget. Certains jeunes couples se dirigent vers ce qu’il y a de mieux, dépensant ainsi l’intégralité de l’argent à disposition. Or, il ne faut pas perdre de vue qu’il y a toujours quelques travaux à réaliser, même s’il ne s’agit que de peinture et autres aménagements intérieurs. Avantages. Certaines communes offrant parfois des avantages, renseignez-vous auprès de l’administration communale de votre futur lieu de résidence.

Convention. Enfin, comme le dit Me Grégoire : « Ce n’est pas parce qu’on fait un prêt sur trente ans qu’on va rester ensemble 30 ans. Il faut penser à tout, même au pire. C’est pourquoi il peut être utile de signer une convention de financement qui stipulera ce que chaque membre du couple a investi dans l’achat, qu’il s’agisse des fonds de départ ou du remboursement du prêt. » Ce qui permettra à chacun de récupérer son investissement personnel.

Les sites immobiliers restent le vecteur privilégié de recherche des jeunes, mais, comme en témoignent les couples que nous avons rencontrés, lorsqu’ils trouvent, il s’agit souvent d’un coup de chance. Selon Gaëtan Bleeckx, notaire à Bruxelles, le premier achat immobilier est le plus difficile, le plus cher et ça l’a toujours été. « Mais, j’ai déjà croisé des jeunes couples qui revendent leur bien après quelques années, affirme-t-il. Ils font ainsi une petite plus-value qui leur permet d’acheter un bien qui correspond mieux à ce qu’ils souhaitent vraiment. »

Le notaire constate qu’aujourd’hui les gens achètent plut tôt que la génération précédente, entre 25 et 30 ans. Les loyers sont tellement chers qu’ils préfèrent devenir propriétaires. Même si, d’après Renaud Grégoire, notaire liégeois, « il est rare qu’un couple reste dans sa maison plus de 5 ou 7 ans avant de revendre. Souvent, il se sépare ou emménage ailleurs parce que le logis est trop petit. »

Quelle est la tendance en matière de biens immobiliers chez les jeunes ? Sophie Maquet est notaire à Bruxelles : « L’idéal pour un couple sans enfant, c’est la maison unifamiliale, ou un appartement. Actuellement, je vois beaucoup de jeunes couples qui sortent de Bruxelles, car ça devient beaucoup trop cher. Ils regardent un peu les lignes de train, et achètent un bien en fonction de sa disposition par rapport au rail. »

En région liégeoise, par exemple, dans le centre, les prix sont moins élevés qu’à Bruxelles : « Les jeunes couples ont tendance à acheter une maison deux façades ou un appartement, dit Renaud Grégoire. S’ils s’éloignent vers la périphérie, il est rare qu’ils achètent un bien fini, et c’est pareil dans les autres provinces. Ils se disent que ce sera moins cher de finir les travaux eux-mêmes, c’est souvent une erreur. »

Difficile de généraliser toutes les situations, elles varient forcément en fonction du budget disponible. « Mais, en général, les jeunes ont tendance à aller au maximum de leur budget », assure Renaud Grégoire. L’achat d’un premier bien immobilier reste un financement lourd. Qu’on se le dise…

Les premiers pas -Se renseigner sur l’état du marché immobilier dans la région convoitée. -Faire son budget, entrées et sorties, sans oublier les éventuelles aides de la famille. -Faire une simulation de prêt auprès d’une banque, en fonction de ce que l’on souhaite investir et des connaissances qu’on a pu tirer de son observation du marché. -Entrer en contact, soit avec une agence immobilière, soit directement avec un notaire, et leur transmettre son budget et ses attentes en matière de biens. -Visiter et surtout garder la tête froide. Savoir analyser les avantages et inconvénients d’un bien, les facilités à proximité, les travaux à faire. Ne pas se précipiter. -Se renseigner auprès de gens du métier pour le coût des travaux. -Prendre rendez-vous avec un notaire, si ce n’était pas encore fait, et lui exposer ses options.

Source: Le soir

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Nouveau en Wallonie : certificat PEB obligatoire dans certains cas

Le certificat PEB (performance énergétique des bâtiments) est obligatoire depuis le 1er janvier 2011 en Région wallonne pour les ventes de maisons unifamiliales.

© Thinkstock

Avant le 1er janvier 2011, un certificat PEB devait déjà accompagner les ventes classiques de maisons unifamiliales mais dont le permis d’urbanisme était postérieur à 1996.
A partir du 1er janvier, le certificat PEB devient également obligatoire pour tous les compromis de ventes classiques de maisons unifamiliales dont le permis d’urbanisme initial est antérieur au 1er décembre 1996. Il est également obligatoire pour toute adjudication à partir du 1er janvier.
Le certificat PEB attribue un label au bâtiment en évaluant ses performances énergétiques. Il a une durée de validité de 10 ans maximum. Tout audit énergétique PAE (procédure d’avis énergétique) réalisé jusqu’au 31 décembre 2010 vaut un certificat PEB et est valable pendant cinq ans.
Le propriétaire qui ne dispose pas d’un certificat valable en temps voulu s’expose à une amende administrative de 2 euros par m³ de volume construit, avec un minimum de 250 euros. Le coût du certificat dépend du temps nécessaire à sa réalisation et de la complexité du bâtiment à certifier.
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